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Depuis le 17 novembre 2018, tout le monde ne parle plus que des « gilets jaunes ». En effet, ce mouvement apparu à la fin de l’année 2018 en France est désigné par le sigle GJ. Il s’agit là d’un mouvement de protestation qui s’étend en Belgique et dans d’autres pays de l’Europe. Au départ axé sur la hausse des prix du carburant automobile, ce mouvement touche désormais d’autres revendications comme les salaires, les droits de succession et l’interdiction de délocaliser les industries. Mais le mouvement « gilets jaunes », qu’est-ce que c’est au juste ? Pourquoi tout le monde en parle ?

Un mouvement de protestation en France

Tout a commencé le 17 novembre dernier à la suite de l’annonce du gouvernement à propos de l’augmentation du prix des carburants. En colère, les Français ont décidé d’exprimer leur mécontentement en bloquant les routes à travers la France. On les reconnait à leurs gilets jaunes, soit les gilets réfléchissants de couleur jaune que les automobilistes doivent avoir dans leurs véhicules et qu’ils doivent porter en cas de panne ou d’accident. Ils disent ne dépendre d’aucun parti politique et d’aucun syndicat.

Depuis ce samedi fatidique, hormis le fait qu’il n’était plus possible de circuler sur certaines routes, il fallait aussi faire face à des incidents. En une semaine, la France a compté plus de 2000 barrages sur les routes et au moins 511 personnes blessées. Une manifestante de 63 ans a même été tuée. On parle d’un mouvement de protestation qui s’est construit et qui s’est organisé via les réseaux sociaux. En un weekend, plus d’un million de tweets ont été échangés sur ce mouvement.

En bloquant les routes, les manifestants gilets jaunes ont fait parler d’eux et ont fait entendre leur mécontentement. Conséquences : pas de sortie en weekend, pas de rencontres sportives, pas d’événements, pas de shopping, pas de courses. Les magasins et les boutiques étaient fermés et les activités ont été annulées. Ce n’est pas tout, car les manifestants ont également bloqué les stations d’essence, les péages et les grands dépôts où sont stockées les réserves de carburant.

Contre l’augmentation du prix des carburants

Pour les manifestants « gilets jaunes », la dernière hausse du prix des carburants (essence et gasoil) annoncée par le gouvernement était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, car une grande partie des transactions d’achat du carburant revient à l’État. Les manifestants GJ ont décidé d’exprimer leur colère, car pour eux, cette situation est insoutenable. Nombreux sont ceux qui utilisent leur voiture au quotidien pour aller travailler, pour aller à l’école, à l’épicerie, à la bibliothèque et à la boulangerie. Ce sont principalement ceux qui vivent en campagne ou en périphérie des grandes villes, où les transports en commun sont soit inexistants soit inadaptés.

Mouvement GJ : quelles autres revendications ?

Nous le disions, le mouvement GJ reposait à la base sur la hausse du prix des carburants. Mais progressivement, d’autres revendications ont fait surface comme :

  • Cesser de construire de grosses zones commerciales autour des grandes villes, car les petits commerces en souffrent
  • Instaurer le même système de Sécurité sociale pour tout le monde et la fin du RSI (Régime Social des Indépendants)
  • Révision du SMIC à 1300 euros NET
  • Un système de retraite solidaire et socialisé, et non à point
  • Révision des salaires, des retraites et des allocations en fonction de l’inflation
  • Interdire la délocalisation des industries pour protéger le savoir-faire des Français et pour sécuriser les emplois
  • La fin des embauches en CDI
  • Traiter les causes de migrations forcées
  • Mise en place d’une véritable politique d’intégration pour ceux qui vivent en France deviennent Français
  • Création d’emploi pour les chômeurs
  • Baisse des prix du gaz et de l’électricité
  • Ne plus faire d’argent sur les personnes âgées
  • Transport des marchandises via les voies ferrées
  • Fin des indemnités présidentielles à vie

La réaction du gouvernement

Qu’en est-il de la réaction du gouvernement français face au mouvement des gilets jaunes ? Selon le Premier ministre, Édouard Phillipe, il est hors de question de faire baisser les taxes sur les carburants. Il a souligné, dans une interview à la télévision, qu’il bien entendu la colère des manifestants gilets jaunes, mais qu’il ne comptait pas revenir sur sa décision. Pour le moment, nous ne savons pas encore comment la situation va évoluer. Nous savons seulement que le gouvernement a dû faire appel aux forces de l’ordre et à des renforts pour calmer les manifestants et rendre les routes de nouveau accessibles.

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