Les insectes peuvent transmettre de nombreuses maladies aux hommes, comme c’est le cas des coronavirus. Parmi les maladies les plus dangereuses, on compte le paludisme. Plus connue comme la malaria, cette maladie se traduit par de la fièvre, des céphalées et des frissons.

Mais que faut-il savoir au juste sur cette maladie d’origine parasitaire ? Quelles sont les populations les plus exposées ? Existe-t-il un vaccin contre cette maladie ? Suivez le guide sur le paludisme : cause, symptômes, transmission et prévention.

La cause du paludisme, cette maladie parasitaire

Le paludisme ou encore la malaria est une maladie causée par des parasites. Elle est transmise aux humains par des piqûres de moustiques femelles de l’espèce Anophèles infectés. Même si elle est potentiellement mortelle, cette maladie peut être évitée. De même, il est possible d’en guérir. Une maladie du genre Plasmodium qui cause une affection fébrile aiguë. Chaque année, plus de 200 millions d’individus sont touchés par le paludisme.

Les Anophèles pondent dans l’eau et c’est là que naissent les larves. Celles-ci se transforment en moustiques adultes, dont des moustiques femelles recherchant des repas de sang pour nourrir les œufs. On les retrouve dans des flaques et dans des empreintes laissées par les sabots d’animaux dans les pays tropicaux. Le plus souvent, le paludisme est recensé en Afrique, mais on le retrouve aussi dans d’autres pays du monde.

Les espèces de parasites qui causent le paludisme

  • Le plasmodium falciparum qui est l’espèce la plus dangereuse et qui sévit dans les zones tropicales et subtropicales du monde entier.
  • Le plasmodium ovale dans l’ouest de l’Afrique.
  • Le plasmodium vivax retrouvé en Asie, en Amérique latine et dans certaines régions d’Afrique.
  • Le plasmodium malariae qui se trouve dans le monde entier, mais qui est moins répandu que les autres espèces
  • Le plasmodium knowlesi sévit le plus souvent en Asie du Sud Est et qui touchait initialement les singes

Paludisme : quels symptômes au juste ?

Fièvre, céphalées, frissons, les symptômes peuvent être modérés et restent assez difficiles à attribué au paludisme. D’ailleurs, si le paludisme n’est pas traité dans les 24 heures, il peut devenir une affection très sévère et peut être mortel. Chez l’adulte, il faut aussi surveiller une insuffisance polyviscérale. Chez les enfants, d’autres symptômes sont observés comme une anémie sévère et une détresse respiratoire. Généralement, les symptômes surviennent environ 12 jours après la piqûre de moustique infectante. Mais ils peuvent apparaître au bout de 10 jours ou encore au bout de 15 jours.

Bon à savoir : dans certaines régions, des personnes peuvent être partiellement immunisées, ayant uniquement des infections asymptomatiques.

Le diagnostic et le traitement du paludisme

Le décès pourra être évité si le diagnostic et le traitement se font à temps, soit dans les 24 heures après l’apparition des symptômes. Il est question d’administrer une combinaison thérapeutique à base d’artémiscinine. Or, avant le traitement, il faut nécessairement rechercher les plasmodies par microscopie ou par test diagnostique rapide.

Cela se fait généralement en 30 minutes. Il est impératif de réaliser les tests avant de donner les traitements, mais il est possible d’administrer les traitements en se basant seulement sur les symptômes si un diagnostic parasitologique n’est pas possible.

Prévenir et réduire la transmission de paludisme

Avant tout, il est important de rappeler que l’immunité humaine est un facteur très important. Comme nous le disions, une immunité partielle peut être développée après des années d’exposition, mais cela ne veut pas dire que ces personnes seront toujours épargnées de cette maladie. En Afrique, on recense un nombre important de décès survenant chez les jeunes enfants. Dans les autres pays du monde, toutes les tranches d’âge en sont exposées.

Pour prévenir et réduire la transmission de cette maladie parasitaire, il faut miser sur la lutte antivectorielle. Celle-ci protège les populations exposées aux risques de contracter le paludisme. Il s’agit ici d’utiliser des moustiquaires imprégnées d’insecticide et de pulvériser des insecticides à l’intérieur des habitations une à deux fois par an. Cela permet de réduire la transmission de la maladie. Des antipaludiques peuvent également aider. Il s’agit d’une chimioprophylaxie qui supprime le stade sanguin de l’infection palustre.

Qu’en est-il des vaccins ?

Jusqu’ici, un seul vaccin a démontré une diminution significative des cas de paludisme chez les jeunes enfants d’Afrique. Il s’agit du RTS,S/AS01 (RTS,S). Il peut combattre le P. falciparum, le parasite le plus meurtrier au niveau mondial. Les essais cliniques démontrent que l’administration de 4 doses peut éviter 4 cas sur 10 sur une période de 4 ans.

En 2019, le vaccin a été introduit dans trois pays pilotes dont le Kenya, le Malawi et le Ghana. Enfin, il faut savoir que l’OMS a mis en place un programme pour chacun des pays concernés et a créé des partenariats nationaux et internationaux, dont le fabricant du vaccin, GSK.

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