Non, il ne s’agit pas d’un smartphone pouvant rester connecté sous l’eau, mais d’un instrument de musique expérimental à friction classé dans les idiophones. Appelé le waterphone, cet instrument a été inventé dans les années 60 par Richard Waters.

Il fait penser aux tambours d’eau et aux bols tibétains, et peut produire un son comparable au chant des baleines et autres cétacés. Quelle est l’histoire du waterphone et comment jouer cet instrument ? C’est ce que nous allons découvrir dans cet article !

L’histoire du waterphone

Le waterphone est un instrument de musique inventé par Richard Waters à la fin des années 60. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’instrument a été baptisé « Waterphone », pas à cause du nom de l’inventeur, mais parce que pour jouer cet instrument, il faut y verser un peu d’eau dans le résonateur.

Ce qui rend cet instrument de musique à friction si spécial, c’est son accord et sa fabrication manuelle datée et signée par l’inventeur. Cela veut dire que chaque waterphone est unique. Bien plus qu’un simple instrument de musique, il se présente comme une sculpture à part entière alliant l’élégance au son. Un peu comme le Cristal Baschet.

Pour la petite histoire, Richard Waters a présenté différents modèles de cet instrument de musique depuis la conception du premier modèle. Les tailles et les formes de conteneurs étaient variées et ce n’est que dans ses dernières années qu’il fabriqua les modèles « The Whaler », « The Bass » et « The MegaBass », qui comporte entre 56 et 60 tiges.

Ces instruments étaient fabriqués avec des conteneurs en acier inoxydable épais, ce qui offrait un son riche et avec moins de distorsion. Un autre modèle faisait aussi son apparition. Appelé « Rotating Sound Generator », celui-ci est suspendu ou placé sur pivot. Il comprend des tiges vers le dessus et vers le dessous.

Le 4 juillet 2013, la disparition du musicien, artiste et inventeur, Richard Waters met en pause la fabrication des Waterphones. C’est en mai 2014 que les instruments de musique de deuxième génération sont de nouveau fabriqués, cette fois-ci par Brooks Hubbert III.

Pour information, seul Richar Waters était titulaire du brevet sur les waterphones. Ainsi, seuls les véritables instruments pouvaient porter ce nom. Or depuis 2013, les modèles originaux ne sont plus fabriqués.

De quoi se compose le waterphone ?

Comme nous le disions, le waterphone peut être comparé aux tambours d’eau, au violon de fer, au cristal Baschet et aux bols tibétains. Cet instrument de musique se compose d’un réservoir presque sphérique, de type cuvette. La taille du réservoir varie selon les modèles. Dans tous les cas, on retrouve un tube creux dans son milieu qui permet de verser de l’eau et de tenir l’instrument.

Quant au dessous du récipient, il est en métal, ce qui permet la retransmission des réverbérations et des modulations créées par le mouvement de l’eau. Tout autour du réservoir, on retrouve des tiges en bronze. Celles-ci sont soudées et déterminent la hauteur de la note.

Concrètement, les tiges longues et volumineuses sonneront naturellement grave. Dans tous les cas, chaque tige a une vibration unique et vibre en rapport avec les autres.

Les modes de jeu du waterphone

Il existe différentes manières de jouer le waterphone. Généralement, cet instrument de musique à friction se joue sur les tiges avec un archet de violoncelle ou de contrebasse. Il peut aussi être joué avec des baguettes ou être frappé comme un tambour d’eau.

L’utilisation d’un archet courbe bach bogen est également recommandée, car cet archet est souple et courbé, ce qui permet d’englober une grande série de tiges en même temps. Dans la plupart des cas, les waterphonistes jouent assis, mais il est également possible de suspendre l’instrument.

Quelle place pour le waterphone dans la musique actuelle ?

Jim Nollman, artiste conceptuel et militant écologiste, utilisait le waterphone pour communiquer avec les animaux marins. Il partage son expérience dans « Dolphin Dreamtime : Talking to the Animals » en 1985 et met l’emphase sur l’intérêt des productions sonores pour les cétacés. D’ailleurs, on retrouve souvent le waterphone dans l’univers du cinéma.

Par exemple, dans la bande originale de la trilogie de « Matric », dans les films « Star Trek 2 : La colère de Khan », « Jurassic Park », « Harry Potter et la coupe de feu » et « Le Hobbit ». Les sons de cet instrument de musique occupent également une place importante dans les séries comme « The X-Files » et « How I Met Your Mother ».

Enfin, il est utile de souligner que le son si particulier de cet instrument provient des différents éléments qui le composent. On parle notamment de l’eau, de l’acier et du bronze, qui propagent le son à des vitesses différentes pour créer des ondes sinistres.

Visitez le site officiel du Waterphone (en anglais) : https://www.waterphone.com/

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