L’Europe, l’Afrique, l’Amérique, l’Asie, l’Océanie et l’Antarctique… nous connaissons tous les 6 continents. Mais que savons-nous du 7e continent ? Connu comme le « Great Pacific Garbage Patch », celui-ci n’est pas composé de terres, mais plutôt d’une immense plaque de déchets dans l’océan Pacifique. Ces déchets, composés de microplastiques, continuent de grandir. Lorsqu’ils sont accumulés, ceux-ci représentent au moins 6 fois le territoire français. Un constat inquiétant qui met en avant l’impact du plastique sur la faune et la flore marines, mais aussi sur les populations des différents littoraux. Focus sur le septième continent, soit cette énorme décharge de plastique dans l’océan !

Qu’est-ce que le septième continent au juste ?

On l’appelle le continent plastique. Un continent formé de déchets en plastique. Ces décharges de plastique sont principalement retrouvées dans les deux hémisphères de l’océan Pacifique et dans l’océan Indien. Elles sont également présentes dans les hémisphères nord et sud de l’océan Atlantique. En tout, 1,8 billion de morceaux de plastiques ont été recensés. Il s’agit majoritairement de filets de pêche et de bouteilles. Il y a aussi des emballages en plastique. Le tout éparpillé dans les eaux, et non sous forme de plaque solide, et c’est la raison pour laquelle, pour certains spécialistes, le terme « soupes de plastique » est plus adapté que le « continent de plastique ».

D’ailleurs, comme le précise la National Geographic dans l’étude allemande publiée dans la revue Environnemental Science & Technologie en octobre 2017, les océans les plus pollués en déchets en plastique sont les suivants : le fleuve Jaune, le Gange, le Yangzi Jiang, le Mékong, le Zhu Jiang, le Nil, le Hai He, l’Indus, le Niger et L’amour. À cela s’ajoutent les plastiques exportés en Asie et en Afrique dans le but de traitements. Ce sont de ces fleuves que proviennent des macro-déchets et des micro-déchets. Pour information, les micro-déchets sont visibles, tandis que les micro-déchets font moins de 5mm.

La découverte du septième continent

Cela fait maintenant quelques décennies que le plastique fait partie intégrante de notre quotidien. Il est produit en masse, et c’est progressivement que s’est formé le septième continent. Celui-ci a été découvert par l’océanographe et skipper américain Charles J. Moore en 1997. En mai 2013, une équipe de chercheurs a décidé de mener une expédition et d’aller voir la plaque de déchets en plastique. Une équipe de marins et de scientifiques y est aussi allée en mai 2014. Le constat est le même à chaque fois : la scène est épouvantable, et les conséquences sont astronomiques.

La formation de continents de plastique

Certes, c’est la pollution qui crée ces continents de plastiques. Or, il est aussi important de souligner que la force de Coriolis est aussi l’une des raisons pour lesquelles les fameuses soupes de plastiques apparaissent. Le principe est le même pour la formation de cyclones. Cette force s’allie aux courants marins de surface pour former des tourbillons dans l’océan. C’est ce qu’on appelle les « gyres ». Ces vortex aspirent alors tous les morceaux de plastique qui s’y trouvent autour.

Les victimes des continents de plastique

Sans conteste, les premières victimes des continents de plastique sont les animaux marins. Les écosystèmes marins sont directement impactés par ces tonnes de déchets en plastique. Et tout impact sur l’écosystème marin a un impact sur la chaîne alimentaire. D’ailleurs, il n’est pas rare de voir des photos et des vidéos d’animaux marins qui sont prisonniers des filets de pêche ou qui souffrent après avoir ingurgité des sacs en plastique ou des pailles. Baleines, dauphins, tortues et oiseaux marins sont tous affectés par ces étendues de déchets.

Si ces déchets ne tuent pas toujours les animaux marins, ce sont dans nos assiettes de poissons et de fruits de mer qu’ils se trouvent. Du moins, une fois les microplastiques insérés dans les tubes digestifs des espèces marines, ils libèrent des contaminants chimiques. Sur les côtes, il n’est pas rare de retrouver des cadavres de dauphines, de baleines, de cachalots et de tortues. Non seulement ces déchets peuvent détériorer leurs systèmes digestifs, mais ils peuvent aussi causer la mort par étouffement.

Bon à savoir : l’augmentation de déchets en plastique dans les océans a engendré le développement des araignées d’eau. Celles-ci se nourrissent de plancton. L’impact sur la chaîne alimentaire sur le long terme n’est pas à écarter.

Que faire pour en finir avec ces déchets en plastique ?

Tant que le plastique sera produit en masse et qu’il sera utilisé, on ne peut espérer de solution pour les continents de plastique. Malheureusement, chaque année, plus de 13 millions de tonnes de plastique sont déversées dans les océans. La production massive de plastique ne fait qu’empirer la situation. Par ailleurs, on retrouve toujours du plastique dans les supermarchés, dans les boutiques, dans les industries, chez les particuliers… le plastique est utilisé partout dans le monde que ce soit pour emballer des fruits, des légumes, des aliments ou des produits.

L’opération Océan Cleanup a fait ses preuves, mais présente des limites. Les associations mettent tout en œuvre pour apporter une solution durable et respectueuse de l’environnement. Pour ces associations, la réduction des déchets en plastique dans les océans commence par diminuer son utilisation. Le plastique à usage unique, par exemple, est l’un des plus gros problèmes de cette situation alarmante. Enfin, pour voir un changement, il faut déjà réduire drastiquement son utilisation, et encourager l’utilisation de bocaux en verre.

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