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Il a fallu plus de 3 ans de travail et plus de 15 000 références scientifiques et gouvernementales pour publier le rapport 2019 de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques. Cette analyse scientifique porte sur l’état du vivant sur la planète et soulève un point important : sommes-nous en train de subir la sixième extinction massive du vivant ? Décryptage du rapport de l’IPBES !

Mesurer l’impact de l’activité humaine sur la nature

Nous sommes nombreux à nous interroger sur l’état de la biodiversité dans le monde, sans pour autant entrer dans les détails. Pour la plateforme scientifique mondiale sur la biodiversité, il est plus que nécessaire de mesurer l’impact de l’activité humaine sur la nature.

Ainsi, pendant 3 longues années, plus de 140 scientifiques du monde entier se sont penchés sur la question et ont synthétisé les données et les analyses de l’Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). D’ailleurs, pour la toute première fois, le rapport se base également sur les savoirs autochtones et locaux.

La mort lente et douloureuse de la biodiversité

Et une nouvelle fois, le constat est dramatique ! Selon le rapport, sur les 8 millions d’espèces animales et végétales recensées, plus d’1 million d’espèces seraient menacées d’extinction. Une extinction qui devrait arriver lors des prochaines décennies. Pire encore, ce taux d’extinction est sans précédent.

Parmi les espèces les plus menacées, on retrouve 40% d’amphibiens et 33% de récifs coralliens. Sont ainsi mis à risques, les fondements de nos économies, nos moyens de subsistance, notre sécurité alimentaire et notre santé.

Qu’est-ce qui explique cet effondrement de la biodiversité ?

Pour arriver à ces données, l’IPBES s’est appuyé sur l’augmentation des pressions sur la biodiversité mais pas que. L’augmentation des vitesses de modifications de la terre, de la déforestation et de la pollution expliquent également cet effondrement de la biodiversité.

Également pointés du doigt, l’augmentation de la surpêche, le réchauffement climatique, l’étalement urbain, l’utilisation massive de pesticides, la dégradation des sols, la destruction des habitats, l’industrialisation de l’agriculture et la surconsommation. La liste est longue…

Les solutions pour arrêter le massacre

Dans ce rapport de l’IPBES, on retrouve aussi les différentes solutions pouvant être mises en place pour enrayer le déclin de la biodiversité. Pour que ces solutions portent leurs fruits, il faudra obligatoirement que tous les acteurs de la société y participent, qu’il s’agisse des États, des entreprises, des investisseurs, des citoyens ou des collectivités locales. Parmi les mesures décrites dans le rapport, on retrouve le développement de différents systèmes de valeurs, intérêts et visions du monde.

Mais pour en venir à bout de ce massacre, il devrait y avoir une réforme majeure de l’économie avec des contrôles très forts. Enfin, souvenons-nous du texte ayant fait un autre constat d’échec, soit le plan stratégique adopté en 2010 lors de la convention sur la diversité biologique d’Aichi au Japon. Seulement 4 sur les 20 objectifs ont été respectés, ce qui remet en question notre capacité à adhérer aux différentes méthodes…

À propos de l’IPBES

L’IPBES, appelé Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services, est un organisme intergouvernemental indépendant. Depuis 2012, il rassemble plus de 130 États. Son objectif est de faire des analyses et des études sur la biodiversité de la planète et sur les écosystèmes, mais aussi de développer des méthodes pouvant protéger la planète terre et la biodiversité.

Pour avoir de plus amples informations vous pouvez dès à présent visitez leur site officiel en anglais : https://www.ipbes.net/

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